L’ÉDITO DE LAURENT RIVOIRE,

Maire de Noisy-le-Sec

Vice-président de la Métropole du Grand Paris

 

maire

Madame, Monsieur,

Pour la 5e année consécutive, Noisy-le-Sec se met à l’heure du cinéma avec cette nouvelle édition du Festival du film franco-arabe de Noisy-le-Sec, en partenariat avec la Ville d’Amman en Jordanie, l’Ambassade de France et l’Institut Français de Jordanie, la Royal Film Commission de Jordanie.

Avec un parrain de renommée mondiale, le réalisateur Costa-Gavras, le Festival de Noisy-le-Sec poursuit son installation dans le paysage culturel national et international.

Lors des 4 premières éditions, le public est venu toujours plus nombreux découvrir des œuvres cinématographiques venues de tous les pays du Maghreb et du Moyen-Orient. Les réalisateurs, acteurs, producteurs, de toutes nationalités nous ont fait découvrir leurs cultures à travers leurs œuvres : Timbuktu nominé aux Césars, prix du meilleur film étranger aux Oscars, Fatima, César du meilleur film en 2016, ont été projetés à Noisy-le-Sec avant leur succès.

Pour la 2e année consécutive nous serons associés à l’Institut du Monde Arabe, qui renouvelle ainsi son soutien à notre programmation.

En effet, le Festival de Noisy-le-Sec continue de proposer autant d’avant-premières, de films inédits, de courts-métrages — cette année en partenariat avec l’Institut des Cultures d’Islam — de rencontres avec des acteurs, des réalisateurs…

Vous le savez, Noisy-le-Sec est une ville de culture, résolument ouverte sur le monde. Les événements qui secouent notre pays comme le monde nous incitent toujours davantage à être un pont entre les cultures pour favoriser la compréhension, la découverte et les échanges.

Alors à vous tous, venez découvrir, échanger, apprendre durant ces 12 jours riches en émotions !

Bon Festival à toutes et à tous.

Laurent Rivoire

LE MOT DU PARRAIN

 

« Parrainer le Festival du film franco-arabe de Noisy-le-Sec, c’est lui donner ma caution, comme cinéaste et comme citoyen. Le monde arabe, cette entité plurielle, diversifiée, a besoin de nous montrer ses images, loin des préjugés et des visions médiatiques stéréotypées. Les réalisateurs ont la lucidité et le recul nécessaires pour nous offrir une vision plus « objective » de ce monde en plein changement.

Notre quotidien se noie sous les informations de ce qui nous divise ; aller au Festival du film franco-arabe, c’est une belle manière de voir ce qui nous unit. »

Costa-Gavras / PARRAIN DU FESTIVAL

COSTA-GAVRAS


Quarante sept ans après la sortie de son mythique thriller Z, Costa-Gavras continue à s’engager et à dénoncer le cynisme de ceux qui se veulent les maîtres du monde.

Le goût de Costa-Gavras pour les faits politiques et historiques apparaît dès son deuxième film, Un homme de trop, consacré à la Résistance — une période qu’il explorera de nouveau dans Section spéciale en 1975 — mais c’est avec son troisième film, Z (1969), réquisitoire contre la dictature des colonels en Grèce, qui lui a valu l’Oscar du meilleur film étranger et le prix du jury à Cannes, qu’il se forge une réputation de grand cinéaste engagé.

Parmi cette série de films politiques, citons encore L’Aveu (1971), qui revient sur les procès staliniens, offrant à Montand, traqué et torturé, un de ses rôles les plus marquants, État de siège (Prix Louis Delluc 1972), qui évoque les agissements de la CIA en Amérique latine, Missing avec Jack Lemmon, sur la disparition d’un journaliste américain après le coup d’État d’Augusto Pinochet au Chili, qui a reçu la Palme d’Or à Cannes en 1982, ou encore Hanna K sur le conflit du Proche-Orient, et le très controversé Amen, César du Meilleur scénario en 2003, dans lequel il dénonce le silence du Vatican sur l’extermination des juifs. Ces dernières années, le réalisateur franco-grec a abordé d’autres sujets et réalise des films plus sociaux, comme Le Couperet (2005) et Le Capital (2012), critiques de la société capitaliste. Mais pour lui « tout est lié. On ne peut pas dissocier le social, l’économique, du politique. Je pense que tout est politique » analyse-t-il.

Engagé, Costa-Gavras l’est aussi en faveur du cinéma : aujourd’hui Président de la Cinémathèque pour la seconde fois, il se bat pour la sauvegarde du cinéma, pour montrer les films et pour défendre les cinéastes privés de liberté.

864full-costa-gavras